Tango argentin et biomécanique. L’apport de Maximiliano Alvarez
….le tango argentin à travers la biomécanique ?
Avez-vous mal au dos ? Vous voudriez danser plus, mais les pieds, les genoux ou d’autres parties du corps vous jouent des tours avec des petites douleurs … ? Pensez vous que vous n’arrivez pas de façon facile et confortable à résoudre certains mouvements techniques ?
La BIOMÉCANIQUE est selon le dictionnaire, l’ » Étude de l’application des lois de la mécanique aux phénomènes vitaux ».
L’approche du tango argentin à travers la biomécanique, est une méthode ou technique crée par le danseur et professeur de tango argentin Maximiliano Martino Avila, danseur, chorégraphe et professeur de tango argentin à l’Universidad Nacional de las Artes (UNA) à Buenos Aires, Argentine.
Maximiliano Avila est un professionnel de la danse doté d’une capacité critique et d’analyse rare entre les gens de la danse. Il a nourri sa réflexion du travail du grand maître de ballet et danseur argentin Alfredo Gurquel, qui avec sa femme Juana Lederer ont passé un temps à danser et étudier en France. Lui même auteur des livres Elongación x Elongación: Método de estiramientos basado en el estudio de la biomecánica et Tratado De Danza Clásica Basada En La Metodología De Elongación
La santé du corps et l’efficacité dans l’exécution du mouvement
Cette approche a deux buts dans un premier temps : la santé du corps et l’efficacité dans l’exécution du mouvement. Elle s’appuie sur les avancés et les connaissances scientifiques sur le corps et le mouvement qui ont apporté dans les dernières décennies les techniques de mouvement, le sport et les techniques de danse.
Maximiliano soutient que la technique doit se débarrasser des considérations esthétiques (« c’est plus joli comme ça ») ou mimétiques ( « les ‘milongueros’ on toujours dansé comme ça ») , pour aboutir à un mouvement respectueux de la structure vitale du corps et qui permettra la libre expression de la personne qui danse.
Maximiliano a développé sa recherche pendant dix ans partir de la marche humaine « bio mécaniquement correcte ». Le tango comme danse sociale englobe tous les âges, nationalités et biotypes. Le respect du fonctionnement du propre corps permet une augmentation des possibilités cinétiques, un « meilleur résultat avec un moindre effort ».
Il s’agit de développer les aspects physiques à partir d’une posture organique respectueuse de l’alignement naturel du corps pour réussir le mouvement avec harmonie.
Les aspects fondamentaux du tango comme danse sociale reprennent alors sa vraie dimension : ressentir plaisir pour la musique du tango, chercher une étroite empathie avec le sol, diminuer l’anxiété dans le mouvement pour écouter le corps de l’autre et développer un « abrazo » sensible.
Danser le tango devient une expression plus libre selon la sensibilité de chacun.
Ensuite, sa méthode cherche au moyen de ce qu’il appelle la « co-conduccion » (alternance de la conduction entre les deux partenaires de danse) , à questionner le genre et les rôles dans le tango dansé. Il est notamment auteur d’une thèse universitaire sur le genre et le tango dansé.
Cecilia Pascual Avril 2008
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